Défense de l'identité communale

Défense de l'identité communale
Lors des voeux de la municipalité ce 4 janvier 2015, Sabine Dehez a évoqué l'urbanisme et le scolaire, « deux domaines dans lesquels il faudra se montrer vigilants ». En effet, à l'heure de la réforme territoriale et des transferts de compétences, « en matière d'urbanisme, il faut absolument éviter que la voix de la commune ne soit plus entendue ».
 
Mais il s'en est fallu de peu pour que la cérémonie de vœux ne se déroule devant une assemblée confidentielle. En cause, La Poste. D'entrée, le maire, Sabine Dehez, a dénoncé « le non-respect par celle-ci des engagements du contrat, prévoyant la distribution des invitations aux vœux en début de semaine ». « En fait, après mon intervention, cela s'est traduit par l'envoi d'un “torchon” concocté par leurs soins, faisant office de convocation. ».
Face à cette situation, le Conseil municipal a été contraint de rééditer les invitations et de se charger de les distribuer dans chaque foyer. Une situation d'autant plus cocasse que, dixit le maire, « avec les nouveaux circuits postaux, la première invitation parviendra à la population la semaine prochaine ! »
Urbanisme et scolaire
La carte communale, qui ne définissait que la constructibilité ou non des zones sur le village, va disparaître au profit du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUI) et les orientations gouvernementales visant à densifier la construction sont un élément non conforme au charme du village, a considéré le maire. Sabine Dehez n'a pas caché « qu'en raison des coûts des diverses études, nous allons devoir accepter ce PLUI ».
Par ailleurs, « le Conseil municipal est farouchement opposé au transfert du scolaire à la communauté de communes ». Les élus estiment que le regroupement pédagogique intercommunal (RPI) avec Beylongue est une structure qui veille au bien-être des enfants, lesquels, grâce notamment à l'association des parents d'élèves, « bénéficient de voyages et de sorties culturelles diversifiées ». Pour le périscolaire, « c'est à étudier ».
Sabine Dehez a ensuite évoqué « la bouffée d'oxygène apportée par les recettes de la ferme photovoltaïque qui compense, en partie, les pertes liées à la forêt. Carcen-Ponson a adhéré à l'association de défense qui a mis l'État au tribunal pour obtenir des aides à la replantation des forêts non soumises : une affaire à suivre.
« À l'heure de la mutualisation dont on nous rebat les oreilles, il faut que la commune survive et qu'elle soit actrice de son devenir », a conclu Sabine Dehez.

D'après S-O, L.B., 06/01/2015